19/09/2015

Début d'incendie à l'Institut Notre-Dame du Sacré Coeur à Beauraing

 Les 800 élèves de l'Institut Notre-Dame de Beauraing du Sacré Cœur ont été évacués vendredi matin à cause d'un début d'incendie. Les premiers pompiers sont intervenus...avec des extincteurs.

Ce vendredi matin vers 8h30, les élèves de secondaire de l'Institut Notre-Dame du Sacré Coeur de Beauraing, qu'on appelle aussi "école des sœurs", ont été évacués à la suite d'un début d'incendie. Le feu s'est déclaré au 4ème étage, sous les combles, dans un tas de couvertures et de tentures.

Les pompiers de Beauraing, assistés de ceux de Dinant, sont venus à bout de cet incendie dans des conditions rocambolesques. Durant les vingt premières minutes, par manque d'effectifs et de moyens, le capitaine Marc Léonard, le serget Olivier Léonard et le sapeur Mario Leyder, ont dû intervenir seuls...avec des extincteurs.

Les pompiers sont rapidement venus à bout de l'incendie, sans occasionner de dégâts majeurs au bâtiment. Un seul Velux a été brisé. Vers 10h, les élèves ont pu réintégrer calmement leurs classes. L'évacuation s'est remarquablement bien passée, grâce à de fréquents exercices.

Le feu n'a pas pris de manière spontanée dans ces couvertures: l'enquête devra déterminer si des élèves sont à l'origine de cet incendie.

Concernant le manque de personnel disponible, le capitaine Marc Léonard ne mâche pas ses mots:

"On est arrivé sans rien, sans eau, dans un établissement de 800 élèves. Nous avons attendu une petite-demi heure l'arrivée des renforts de Dinant avec une auto-pompe. Cela ne serait pas arrivé avant la mise en place de la zone Dinaphi."

La nouvelle législation, qui n'est pas spécifique à la zone Dinaphi mais qui est valable sur tout le territoire belge, impose un départ d'auto-pompe avec un minimum de six hommes. Suite à une première intervention de nuit à Pondrôme, l'effectif de garde à Beauraing n'était pas complet, ce qui leur a interdit le départ avec l'auto-pompe. "Avant, on serait parti même à deux", glisse un pompier.

Nul doute que cette intervention sera disséquée pour y voir plus clair et fera l'objet d'une interpellation au conseil de zone. Le système n'a pas défailli, toutes les procédures ont été respectées, avec pour conséquence que trois pompiers auraient pu devoir affronter un sinistre majeur avec seulement trois extincteurs...

Le bourgmestre Marc Lejeune se dit également interpellé par le délai d'intervention:

"Le centre Cozis a bien travaillé: il a appelé les trois pompiers disponibles à Beauraing et la caserne de Dinant en renfort. Il n'y a pas eu de problèmes à ce niveau là, ni lors de l'intervention. Je félicite au passage l'école, qui a fait sortir tout le monde en trois minutes. Mais le délai d'intervention a été fort long, et les pompiers beaurinois ont travaillé dans de mauvaises conditions. Si on avait eu quelque chose de plus grave, ce délai aurait été trop long. Avec l'ancien système le capitaine Marc Léonard aurait passé trois coups de fil chez les pompiers les plus proches, même ceux qui se sont mis en indisponibilité et on aurait une équipe complète sur place beaucoup plus rapidement. Il faut entamer une réflexion pour raccourcir les temps de délai. Une réflexion pour comprendre pourquoi tant de volontaires se mettent en indisponibilité. Au final, le Dinaphi est basé sur l'entraide mutuelle et le fonctionnement est bon puisque nous avons eu de l'aide. Mais en pratique je ne suis pas convaincu que le service à la population soit mieux rendu qu'avant. Car ce qui compte au final, c'est la vitesse et l'efficacité." article MA TELE ,  photo journal l'AVENIR   Il a fallu faire appel aux citernes des services voisins.

00:05 Écrit par jeannine goossens | Lien permanent | Commentaires (0)

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